Après quelques semaines en mer, il est temps de faire un bilan de notre préparation, et de présenter comme on a bichonné Sao Paulo, pour qu'il nous mène confortablement aux Antilles.
Cabine avant
Pendant l'hiver (2011-2012), le bateau étant à La Ciotat et
nous résidant et travaillant à Toulon, il n'a pas été très facile d'avancer sur
la préparation. Cependant la première chose de faite fût... d'améliorer le
confort de la couchette! Si le capitaine veut espérer conserver son équipage
jusqu'au bout, vaut mieux que le sommeil soit réparateur! L'objectif ici était
de surélever la couchette et d'ainsi augmenter la place pour les pieds. En
effet, les deux équipets d'origine (déjà démontés sur la photo), ne laissait
que 15 cm au bout... Supportable pour quelques semaines l'été, mais
difficilement envisageable pour vivre à plein temps. L'avantage était aussi
d'offrir un nouvel espace de rangement assez vaste sous la couchette. Bien sûr,
ceci est au détriment de la place disponible en hauteur, mais on a choisit de
partir sur un first 28, faut assumer, on ne peut pas tout avoir! Concrètement,
le bricolage consista à faire une armature en tasseau de bois, et d'ensuite
faire un sommier à lattes sur cette armature.
Les anciens matelas n'étant forcément plus à la bonne dimension, on a fait découpé de la mousse bultex, confort garantie! Ensuite, on n'a plus rien fait, puisque c'est Yolaine qui nous cousu les housses et les poches de rangements, puis Fanny, avec son grand talent de couturière nous a confectionné les poches du fond et fait des draps-housses aux dimensions des couchettes.
Les anciens matelas n'étant forcément plus à la bonne dimension, on a fait découpé de la mousse bultex, confort garantie! Ensuite, on n'a plus rien fait, puisque c'est Yolaine qui nous cousu les housses et les poches de rangements, puis Fanny, avec son grand talent de couturière nous a confectionné les poches du fond et fait des draps-housses aux dimensions des couchettes.
Voici le résultat final:
A l'usage on est vraiment très content du travail de nos
supers couturières, les poches c'est vraiment très pratique. Le confort des
couchette est convenable, même si bien sûr, cela n'a rien à voir avec le king
size en latex que nous avons abandonné pour ce périple. De même le rangement
sous la couchette était vraiment indispensable.
Réservoir d'eau
A l'origine Sao Paulo était équipé d'une unique vache à eau
triangulaire disposée sous la couchette avant, nous l'avons bien sûr conservé,
même s'il a fallu la changer juste avant le départ, à cause d'une fuite que
nous n'avons pas réussi à réparer. En même temps, cette vache à eau datait de
2005, et même si les 300 et quelques euros mis dans la nouvelle (une VETUS) ont
fait mal juste avant de partir, on ne plaisante pas avec l'eau!! Comme 100
litres n'était pas suffisant, il a fallut trouver un emplacement pour un
nouveau réservoir. La logique voulut qu'on l'installa juste derrière la
précédente, afin de faciliter les connexions. Une cloison a du être sciée et la
plomberie revue. Ainsi faite, on peut à la fois remplir et puiser dans chaque
réservoir séparément, ce qui est très utile pour gérer convenablement notre
réserve d'eau. A l'usage, on a constaté qu'il fallait bien enlever tout l'air contenu
dans les réservoirs lors du remplissage, et pour cela, les connexions rapides
se sont avérées fort utiles!
A noter que trouver les connexions de plomberie adaptées au
bon diamètre de tuyau est une galère sans nom. Je ne compte plus les jurons en
constatant que, malgré mes boîtes pleines de raccord, il manquait
systématiquement celle dont j'avais besoin!!
On voit également sur la photo de droite le sommier à latte décrit
plus haut, ainsi que la possibilité de soulever l'ensemble de la couchette
grâce à des charnières (astucieusement je dois le dire!) installées tout à
l'avant.
Electricité
Le panneau électrique d'origine de Sao Paulo montrant quelques signes de fatigue, j'ai décidé de le refaire complètement. Pour cela, il a fallu d'abord tout enlever, et refaire un nouveau tableau. J'ai commandé sur conrad.fr des interrupteurs (avec diodes qui s'allument), des portes-fusibles (qui s'allument lorsque le fusible est grillé), une plaque en aluminium et... beaucoup de cosses! C'est un travail long et fastidieux, mais qui m'a permis de connaître parfaitement mon installation électrique, et d'avoir quelques garanties sur la fiabilité. Pour ajouter une touche d'originalité, le contour du bateau est dessiné sur la plaque en alu, et l'interrupteur de chaque consommateur est placé à l'endroit même où il se situe sur le bateau! (voir la photo). J'ai également ajouté un voltmètre, un ampèremètre et un horamètre pour les heures moteur. L'ensemble est beaucoup moins onéreux qu'un panneau acheté tout fait, et plus flexible, et fonctionne parfaitement jusqu'à aujourd'hui. Cela représente cependant une grosse charge de travail, que j'ai étalée sur plusieurs mois. Il y a en effet un grand nombre de cosses à sertir et de câbles à faire passer, même si j'ai gardé la plupart des câbles existants.
| La table à carte et le tableau démonté |
| L'ancien tableau électrique et le nouveau (avec son film de protection). L'ancienne VHF est encore là. |
| La table à carte, en configuration finale, avec le nouveau panneau. Voir aussi la partie électronique et informatique |
- Pilote automatique
- Instruments (GPS, girouette-anémomètre, sondeur-speedo, interface NMEA)
- VHF-AIS
- NAVTEX
- Feu de navigation
- Feu de mouillage
- Pompe à eau douce
- Réfrigérateur
- Eclairage intérieur
- Prises allume-cigare
- Convertisseur 12V=>220V
Pour la production d'énergie, nous avons opté pour un panneau solaire. Grâce à PA, nous avons eu à un prix très intéressant pour un panneau de 120W et le régulateur qui va avec. Pour le stockage, nous avons eu un très bon prix sur une batterie gel 220AH, toujours grâce à PA. La technologie gel est vraiment la meilleure pour les batteries. Elle supporte en effet les décharge complètes, est étanche, et convient parfaitement pour démarrer un moteur. Par souci de simplicité, j'ai donc enlevé toutes les anciennes batteries de Sao Paulo, batterie moteur comprise, pour ne garder que la batterie gel. J'ai seulement une batterie 70 AH en secours, qui est complètement déconnectée. A l'usage, tout cela fonctionne parfaitement. La batterie gel a une inertie fantastique et nous permet d'être autonome même en cas de ciel nuageux pendant plusieurs jours. Ceci bien sûr, sans utiliser le frigo, qui est de très loin le plus gros consommateur à bord.
A noter que la batterie gel pèse tout de même 66kg, nous l'avons donc solidement amarrée. Le panneau solaire a pour dimensions: 1500*650mm, ce qui est assez gros pour Sao Paulo!! D'où la nécessité d'installer un portique à l'arrière, chapitre suivant.
Portique
Le très gros panneau nécessite donc une installation robuste et qui ne gène pas le passage vers la jupe. Ce portique m'a causé bien des soucis pendant les semaines de préparation, car c'est très onéreux de le faire sur-mesure. Afin de limiter les coûts, et après d'intenses réflexions, j'ai confectionné un gabarit en bois pour relier entre eux les 2 balcons arrière. J'ai amené le tout à IcomeINOX, une petite boîte qui travaille l'inox sur Toulon très sympa d'ailleurs. Ils ont soudé le portique directement sur les balcons, aux dimensions que je leur avais indiquées. Le gabarit en bois a donc permis d'éviter la prise de mesure sur le bateau, ce qui gonfle considérablement la facture. Cela nous a tout de même coûté environ 1800€, ce qui est considérable pour notre budget, mais nous sommes très content du résultat: le portique est très rigide et ne bouge absolument pas. Tellement rigide que nous avons fait installer des bossoirs, qui nous permettent de suspendre l'annexe, ou de déplacer facilement le moteur hors-bord.
Peinture de pont
Nous avons aussi repeint le pont, opération très fastidieuse, car le ponçage nettoyage, masquage demandent beaucoup de temps. Sophie a quasiment tout fait, avec l'aide de Titou et Julien.
| Le magnifique gabarit en bois, que je vais certainement breveté... |
| La pose du panneau solaire, qui finalement n'est pas si gros que ça (on a eu peur!!) |
![]() |
| Le test de résistance, concluant!! |
Peinture de pont
Nous avons aussi repeint le pont, opération très fastidieuse, car le ponçage nettoyage, masquage demandent beaucoup de temps. Sophie a quasiment tout fait, avec l'aide de Titou et Julien.
La peinture de Sao Paulo était écaillée en de nombreux endroits, le coup de neuf a donc fait beaucoup de bien. A l'usage, nous sommes cependant déçus par la peinture anti-dérapante, qui est un peu trop glissante à notre goût...
Electronique & informatique
Vaste sujet que l'électronique en préparation d'un tel voyage. L'offre est pléthorique et globalement très coûteuse. A l'origine, Sao Paulo est peu équipé, et dispose principalement d'un GPS, le FURUNO GP-32, que je ne changerais pour rien au monde. Très fiable, robuste et peu gourmand en énergie, c'est l'élément central de notre installation. Ce n'est pas un GPS cartographique, il nous donne simplement notre position et la route à suivre. Il dispose aussi d'une fonction d'alarme de mouillage, qui est très utile et permet de dormir tranquillement (l'alarme se déclenche si nous sortons d'un cercle défini).
Sao Paulo disposait également d'une VHF ASN, mais nous l'avons changé pour une VHF ASN qui fait aussi AIS, agrémentée d'une fonction MOB et d'un combiné déporté (Modéle: Radio Ocean 4800):
Nous nous sommes également équipés d'une girouette-anémomètre électronique, qui nous donne, comme son nom l'indique, la force et la direction du vent. Nous nous en sommes passé pendant 2 ans, et avons donc bien appris à sentir par nous-même le vent, mais pour un tel voyage, c'est aussi un élément de sécurité, qui permet de déterminer quand nous devons réduire la voilure (au portant, on n'a pas toujours conscience que le vent réel a fraîchit). Nous avons opté pour le modèle Micronet Tacktick basic, qui présente l'intérêt d'être sans fil et est alimenté par 2 minuscules panneaux solaires situés sur le capteur vent. L'installation est donc très facile et n'oblige pas à faire passer un câble dans le mât. Cependant, après quelques jours sans soleil, le capteur est déchargé et l'information n'arrive que périodiquement.
J'ai aussi investi dans l'interface NMEA, qui permet de s'interfacer avec le PC (voir plus bas).
Navtex: nous avons choisi de nous équiper d'une recepteur NAVTEX qui permet, normalement, de récupérer la météo et les AVURNAV jusqu'à 400 milles nautiques des côtes. Nous avons choisi un modèle USB et nous lisons les infos stockées par le boîtier sur le PC. A l'usage, je suis un peu déçu, car nous ne recevons pas systématiquement les bulletins dans des zones normalement couvertes. Je ne sais pas si cela vient de mon installation, et notamment de l'installation de l'antenne...
Informatique: J'ai réussi à relier toute l’électronique de bord au PC. J'utilise, comme de nombreux navigateurs, le logiciel open-source OpenCPN. Benoît, de Mangaia, m'a très aimablement fourni les cartes pour le monde entier, ce que je n'avais pas eu le temps de récupérer avant le départ. Grâce à l'interface NMEA mikronet tacktick, le PC reçoit par le port COM la position GPS (qui vient du GP-32) et les informations vent de l'anémo (merci à Alain pour la soudure de la prise DB9!). Sur un port USB, les infos AIS sont reçus en provenance de la VHF. Tout cela fonctionne globalement très bien et OpenCPN me donne entière satisfaction.
J'utilise aussi énormément mon téléphone portable pour la navigation. J'ai en effet acheté au prix défiant toute concurrence de 10€ l'application Navionics Europe. Une fois les carte téléchargées (à faire en wifi, sans surcoût), je dispose sur mon portable de toutes les cartes de détail pour l'Europe jusqu'aux Canaries. Je suis extrêmement satisfait de cette application et cela remplace très avantageusement (surtout au niveau financier) un GPS cartographique. Mon téléphone est un motorola defy, sous android, qui est étanche, même si l’écran tactile est inutilisable une fois mouillée. Je précise (pour les geek) que j'ai installé une version d'android spéciale, une rom cyanogen mod 7, qui fonctionne incroyablement mieux que les installations standards fournies pour les opérateurs. Je précise que j'ai déjà acheté 3 defy d'occasion sur Internet (entre 100 et 130€), les 2 premiers ayant terminés leurs vies au fond du port de Toulon. Cette application Navionics a été le motif du rachat systématique, et je ne regrette absolument pas!! J'ai déjà acheté, toujours pour 10€, Navionics Caribeans & USA, qui sera très utile de l'autre côté...
Sao Paulo disposait également d'une VHF ASN, mais nous l'avons changé pour une VHF ASN qui fait aussi AIS, agrémentée d'une fonction MOB et d'un combiné déporté (Modéle: Radio Ocean 4800):
- ASN: Appel sélectif numérique
- AIS: cette fonction est très pratique et a été le principal motif de changement de VHF. Elle permet d'avoir la position, le cap et la vitesse de tous les bateaux émetteurs situés dans les parages. Interfacé avec l'ordinateur et OpenCPN, c'est vraiment très sécurisant et très visuel: on voit directement sur la carte où sont les cargos et où ils vont, Sophie adore!!
- Fonction MoB (Man Over Board): il s'agit d'un petit bracelet que porte l'équipier de quart. Si le bracelet s'éloigne de plus de 100m du bateau, une forte sonnerie retentie à la VHF. Un bouton sur le bracelet permet aussi de déclencher l'alarme. Nous naviguons en double, et sommes donc très souvent seuls sur le pont pendant que l'autre dort, cette fonction est vraiment un plus incontestable pour la sécurité
- Combiné déporté: Utile pour utiliser la VHF tout en étant à la barre.
Nous nous sommes également équipés d'une girouette-anémomètre électronique, qui nous donne, comme son nom l'indique, la force et la direction du vent. Nous nous en sommes passé pendant 2 ans, et avons donc bien appris à sentir par nous-même le vent, mais pour un tel voyage, c'est aussi un élément de sécurité, qui permet de déterminer quand nous devons réduire la voilure (au portant, on n'a pas toujours conscience que le vent réel a fraîchit). Nous avons opté pour le modèle Micronet Tacktick basic, qui présente l'intérêt d'être sans fil et est alimenté par 2 minuscules panneaux solaires situés sur le capteur vent. L'installation est donc très facile et n'oblige pas à faire passer un câble dans le mât. Cependant, après quelques jours sans soleil, le capteur est déchargé et l'information n'arrive que périodiquement.
J'ai aussi investi dans l'interface NMEA, qui permet de s'interfacer avec le PC (voir plus bas).
Navtex: nous avons choisi de nous équiper d'une recepteur NAVTEX qui permet, normalement, de récupérer la météo et les AVURNAV jusqu'à 400 milles nautiques des côtes. Nous avons choisi un modèle USB et nous lisons les infos stockées par le boîtier sur le PC. A l'usage, je suis un peu déçu, car nous ne recevons pas systématiquement les bulletins dans des zones normalement couvertes. Je ne sais pas si cela vient de mon installation, et notamment de l'installation de l'antenne...
Informatique: J'ai réussi à relier toute l’électronique de bord au PC. J'utilise, comme de nombreux navigateurs, le logiciel open-source OpenCPN. Benoît, de Mangaia, m'a très aimablement fourni les cartes pour le monde entier, ce que je n'avais pas eu le temps de récupérer avant le départ. Grâce à l'interface NMEA mikronet tacktick, le PC reçoit par le port COM la position GPS (qui vient du GP-32) et les informations vent de l'anémo (merci à Alain pour la soudure de la prise DB9!). Sur un port USB, les infos AIS sont reçus en provenance de la VHF. Tout cela fonctionne globalement très bien et OpenCPN me donne entière satisfaction.
J'utilise aussi énormément mon téléphone portable pour la navigation. J'ai en effet acheté au prix défiant toute concurrence de 10€ l'application Navionics Europe. Une fois les carte téléchargées (à faire en wifi, sans surcoût), je dispose sur mon portable de toutes les cartes de détail pour l'Europe jusqu'aux Canaries. Je suis extrêmement satisfait de cette application et cela remplace très avantageusement (surtout au niveau financier) un GPS cartographique. Mon téléphone est un motorola defy, sous android, qui est étanche, même si l’écran tactile est inutilisable une fois mouillée. Je précise (pour les geek) que j'ai installé une version d'android spéciale, une rom cyanogen mod 7, qui fonctionne incroyablement mieux que les installations standards fournies pour les opérateurs. Je précise que j'ai déjà acheté 3 defy d'occasion sur Internet (entre 100 et 130€), les 2 premiers ayant terminés leurs vies au fond du port de Toulon. Cette application Navionics a été le motif du rachat systématique, et je ne regrette absolument pas!! J'ai déjà acheté, toujours pour 10€, Navionics Caribeans & USA, qui sera très utile de l'autre côté...
| Le GP32 en haut à gauche, le PC posé sur la table à carte avec OpenCPN en marche, et en haut à droite, mon téléphone avec l'application Navionics |
Nous avons investi également dans une balise de détresse 406 Mhz. C'est de notre point de vue un élément indispensable pour une telle navigation, c'est un peu notre assurance-vie!! En cas de problème majeur, le déclenchement de cette balise, à couverture mondiale, active le dispositif de secours du SMDSM.
Nous sommes également équipé d'un téléphone satellite IRIDIUM, qui permet de téléphoner, de recevoir des SMS et de faire un peu de data (pour la météo) n'importe où, même au plein milieu de l'atlantique. C'est cher à la minute, et le terminal n'est pas donné (800€ d'occasion en ce qui nous concerne), mais c'est diablement pratique...
Nous sommes également équipé d'un téléphone satellite IRIDIUM, qui permet de téléphoner, de recevoir des SMS et de faire un peu de data (pour la météo) n'importe où, même au plein milieu de l'atlantique. C'est cher à la minute, et le terminal n'est pas donné (800€ d'occasion en ce qui nous concerne), mais c'est diablement pratique...
La capote de roof
La capote de roof était pour nous un élément indispensable à acquérir pour réaliser ce voyage. Et nous n'avions pas tort!! Nous sommes vraiment très content de notre capote et nous ne comptons plus les moments où nous nous félicitons de sa présence protectrice!
J'ai fait réalisé les arceaux par IcomeINOX, la même entreprise qui a fait notre portique. Ensuite c'est Valérie qui a fait tout le boulot de sellerie (ça tombe bien, c'est son métier, sellerie de l'odyssée). Elle a fait travail superbe, la capote est parfaitement étanche, offre une bonne visibilité, et en plus, s'intègre très bien à la ligne de Sao Paulo et lui donne un aspect robuste et racé. Les compliments ont été nombreux sur la route et je pense que nous faisons beaucoup d'envieux. C'est maintenant véritablement le point fort de Sao Paulo.
| Valou devant son oeuvre ! |
Divers
La préparation ayant été particulièrement chargée, il est difficile d'être exhaustif, mais voici quelques autres tâches ardues que nous avons réalisées avant le départ:
- Les placards de la cuisine était tapissés de moquette (sic!!), ce qui est d'origine je pense. C'était évidemment dégueulasse (pas d'autre mot). Nous avons donc tout arraché, poncé, nettoyé puis repeint. C'est particulièrement ingrat comme travail... mais c'était indispensable
- Nous avons démonté beaucoup de d'accastillage sur le pont de Sao Paulo. Notamment nous avons enlevé 3 rails de fargue sur 4, car il y avait des fuites d'eau à l'intérieur, et nous en avons changé un (plutôt onéreux, merci à beneteau pour les frais de port exorbitant...) Là aussi, c'est un gros boulot: démonter, nettoyer, mastiquer, positionner, coller au SIKA, visser tout en cintrant le rail...
| Le rail arrière babord demonté. On voit bien que le vieux SIKA a fait son temps... |
- J'ai aussi acheté une nouvelle ancre, une FOB Rock, qui semble avoir, comme je l'espérais, une excellente tenue. L'ancienne ancre plate sert maintenant de mouillage secondaire.
| La FOB Rock, peinte en orange pour bien la distinguer au fond de l'eau |
En conclusion, nous remercions bien sûr tous les gens qui nous ont aidé, sans qui nous ne serions toujours pas partis à l'heure actuelle!! Nous avons été très agréablement surpris de l'adhésion qu'a suscitée notre projet, et toute cette aide nous a donné du courage pendant ces longs mois de préparation.

Très intéressant. Notamment pour ta vache à eau, car j'ai la même, au même endroit. Et elle fuit depuis quelques semaines. Pense à bien l'arrimer pour l'empêcher de bouger car avec le tangage elle va être soumise à rude épreuve.
RépondreSupprimerOui la vache à eau qui fuit, c'est galère! C'est pour ça qu'on l'a changé. L'ancienne était une plastimo, les vetus me semblent plus robustes, et plusieurs personnes m'en ont dit du bien. Pour l'instant, aucun problème! Les 2 vaches à eau sont arrimés en effet, c'est important! A bientôt!
SupprimerPassionnant ! Bisous à tous les 2!
RépondreSupprimerPoney
Si même les poney sont intéressés par la préparation de Sao Paulo, alors je suis comblé!
SupprimerBises à tous les trois, je ne doute pas que le futur(e?) poney se porte à merveille!
I've just read with admiration all the preparatives done before your journey... makes me feel less anxious about the atlantic crossing and I can't wait for you to be here.... lots and lots of love from this side ..... passion fruit is waiting to boost your C intake!!!
RépondreSupprimerC'est la mer très excitant. Il montre que vous aimez. Félicitations pour le blog.
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